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Interview : Simon Antelmi, maquettiste professionnel

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Aujourd’hui, c’est Simon Antelmi qui nous fait l’honneur de nous accorder une interview ! Professionnel reconnu du domaine de la maquette, Simon a remporté la médaille d’argent dans la catégorie Diorama Masters lors de la WORLD MODEL EXPO 2022 d’Eindhoven avec son incroyable diorama intitulé « The price of war », qui a nécessité plus de 300 heures de travail et 103 figurines. Revenons ensemble sur son parcours et sa passion pour la course automobile RC.

Vous trouverez ici la page Facebook dédiée à son travail.

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Simon Antelmi, je vis et travaille à Gênes (Italie), promotion 1977, je suis maquettiste de métier, avec un numéro de TVA régulier, je construis et réalise des maquettes pour des entreprises, des particuliers, des cabinets d’architectes, des organismes publics… Je suis diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Gênes, mon père était maquettiste avant moi, également en emploi à temps plein. J’aime mon travail, je suis passionné d’histoire et j’aime les jeux de société, je suis marié et j’ai une fille. Je collabore avec différentes marques de mannequins, italiennes et étrangères, je participe à des événements souvent en tant que démonstrateur technique et collaborateur de grande envergure.

Pouvez-vous nous parler de votre diorama « Le prix de la guerre » ?

« Le prix de la guerre » (« The price of war ») est né du besoin (stupide) de mettre en scène une locomotive BR52 au 1/35 car cela faisait trop longtemps que je l’avais commencée (pour une démo) et j’en avais assez de la voir rouler dans mon atelier, j’ai donc décidé de lui donner un contexte. Bien sûr, comme cela m’arrive souvent, il arrive que le sujet principal soit lui-même dépassé par l’idée même du diorama. Dans ce sujet, le point central n’est pas un véhicule ou un personnage en soi, mais tout ce que le drame de l’événement historique entraîne. Dans le titre, en effet, il n’y a aucune référence à un véhicule, tout tourne autour du désespoir et du chaos générés par les événements historiques. Cette clé d’interprétation a perdu beaucoup d’observateurs habitués à se déplacer par étiquettes standardisées, mais deux mois après sa présentation à la Coupe du monde d’Eindhoven, les médias sociaux continuent de la promouvoir comme l’une des plus cliquées et commentées sur le web.

© Photos Massimo Cazzato

Quelle est l’origine de ce projet ?

En mars 2020 je travaillais d’arrache-pied pour essayer de le livrer à cette édition de la WME qui fut retardée de deux ans. Cette longue gestation m’a permis de me consacrer à la peinture des 103 figurines de la scène, j’ai décidé de donner un point d’orgue au projet grâce à la cheminée du diorama de la RT, le pont devait être un plan intermédiaire pour éviter que la cheminée soit une âme solitaire se détachant en arrière-plan. Le tramway de Mini Art est un vrai bijou et il était parfait pour être placé sur le pont. A l’origine, c’était la locomotive qui devait tomber du pont, mais je n’aimais pas la disposition et j’ai fait un changement en cours d’exécution et j’ai coupé le tramway. Le disséquer a donné un indice scénique supplémentaire à l’ensemble du contexte, à la fin j’ai mis quelques éléments à la fois en essayant de structurer l’énorme masse de réfugiés qui sont venus en grimpant sur les débris (quelqu’un, à tort, a pensé que les gens descendaient du pont !!!) tous les sujets, divisés par des masses de mouvement (et non des sujets isolés) convergent vers le centre du diorama, qui, en restant vide, crée l’espace de respiration nécessaire à l’ensemble de la scène.

Pouvez-vous nous parler des techniques que vous avez employées ?

Techniquement, j’ai surtout travaillé avec des acryliques, en utilisant des matériaux pauvres, des débris de chantier, du polystyrène extrudé, du plâtre, du forex, ainsi que du plastique classique moulé par injection dont on ne manque jamais ! Pour les figurines, je commence presque toujours par une base noire, puis je peins avec Lifecolor à l’aérographe et au pinceau. Dans ce travail, on retrouve pratiquement toutes les techniques utilisées pour simuler les différents matériaux : bois, pierre, ciment, métaux, chair, verre, draperie, poussière.

Quels sont les modèles que vous avez utilisés ?

Les modèles que j’ai inclus dans le diorama ont des références diverses : Tram de Mini Art, Locomotive BR52 de Trumpeter, Schwimmwagen de AFV Club, wagon également de Trumpeter ou Hobby Boss (je ne me souviens plus), cheminée RT Diorama, le pont est une création de Paolo Torre, divers sets Mini Art et Royal Model, figurines de divers plastique et résine, Masterbox, Stalingrad, Mini Art, Nemrod, Royal model, autant d’excellentes références qui m’ont permis, par un travail de peinture minutieux, d’atteindre un niveau de qualité assez élevé.

Merci beaucoup Simon ! Bonne continuation.

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