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Interview : Yvan West Laurence, fondateur d’AnimeLand

Aujourd’hui, c’est Yvan West Laurence qui nous fait l’immense honneur de nous accorder une interview ! Expert reconnu du domaine de l’anime et plus globalement de la culture populaire nippone, Yvan West Laurence est le fondateur et premier rédacteur en chef du magazine AnimeLand.
Revenons ensemble sur son parcours et sa passion pour les animes, les mangas et les mechas (robots japonais).
Vous pouvez retrouver le lien vers sa chaîne YouTube ici où il vous fait découvrir événements, livres, figurines, maquettes et répliques issues de films, séries, jeux vidéos… Et bien plus encore !

Bonjour Yvan, peux-tu te présenter, ainsi que ton parcours ?

Bonjour, je m’appelle Yvan WEST LAURENCE et je suis surtout connu comme fondateur et premier rédacteur en chef d’AnimeLand, le premier magazine de l’animation et du manga qui a débuté en tant que fanzine en avril 1991.
J’ai également été rédacteur du magazine Dixième planète, avec de nombreux sujets et de nombreuses rubriques, dont « Les Faux » mais aussi la rédaction d’un hors série sur les Robots japonais.
Enfin, j’ai été modérateur et animateur de nombreuses conférences surtout autour de l’Animation et du Manga, participé à des émissions, des reportages, et même jury dans des festivals.

Peux-tu nous parler de ta passion pour l’animation japonaise ? Quand et comment a-t-elle démarré ?

Comme beaucoup de gens de ma génération, le déclic s’est fait avec « Goldorak » sur Antenne 2 l’été 1978, même si l’année précédente, j’ai été profondément marqué par « La Guerre des Etoiles » au cinéma. C’est moins l’animation japonaise que la Science-Fiction qui est entrée par la grande porte de mon cœur, ce qui s’est confirmé par le visionnage les années qui ont suivi de séries TV comme « L’Âge de Cristal », « Galactica », « Cosmos 1999 », « Albator », « Capitaine Flam », « Ulysse 31 », « Il était une fois l’espace » et j’en passe. En savoir plus sur toutes ces œuvres, redécouvrir des classiques vus trop jeune (« 2001 L’Odyssée de l’Espace », « La Planète Interdite », « la Guerre des Mondes » etc.) m’a conduit à lire tout ce que je pouvais dessus, et c’était soit très limité (dans des publications pour enfants comme Télé Junior), soit trop adulte (avec l’Ecran fantastique et Mad Movies). J’ai donc accumulé les coupures de presse, noté tout ce que je pouvais lors de diffusions TV, enregistré certains extraits voire épisodes entiers sur cassettes audio, avant qu’on obtienne un magnétoscope, ce qui a totalement changé la donne en 1987. La seconde révélation fut alors « Robotech » sur la Cinq, la lecture de magazines en anglais, la découverte de magazines japonais, notamment Hobby Japan, les premiers art books. Mais même si le point commun entre Goldorak et Robotech (Macross, Southern Cross et Mospeada dont je trouvais alors jouets et maquettes facilement fin des années 80) reste le fait qu’il y ait des robots, ma passion première est surtout la Science-Fiction, quelle qu’en soit son origine.

Quelle forme prend-elle aujourd’hui ? Quel genre de collection possèdes-tu ? Fais-nous rêver !

Je suis un touche à tout. Et je suis extrêmement curieux. C’est ce qui m’a conduit à fonder AnimeLand, pour défendre l’animation japonaise, et a fortiori le manga, puis l’Animation tout court et même les effets spéciaux qui sont d’ailleurs maintenant une part importante des œuvres que nous voyons sur petits et grands écrans. Mais également à proposer mes services en tant que rédacteur à Dixième Planète pour parler de produits dérivés. Comme j’ai de tout, je complétais facilement des sujets en fournissant des articles mais surtout des objets, et donc forcément du jouet des années 70 et 80 et même plus récents. Depuis la fin des années 80, je suis un chineur averti, et j’ai écumé les vide greniers aussi souvent que je pouvais. Et j’en ai trouvé des choses. Et j’ai vraiment de tout.
Je ne suis pas un collectionneur stricto sensu, j’ai surtout ce qui me faisait envie et en loose, le moins cher possible, tant pour une question de budget que de place. J’avais complété ma collection de figurine Star Wars en 1985, j’avais envie de continuer mais sans nouveautés de ce côté-là, j’ai replongé dans mon envie d’avoir des robots et notamment des robots japonais. Les solderies commençaient à se développer, j’ai découvert les soldes aussi en magasin, je courais après les bonnes affaires, adapté à mon micro budget, pendant que mes camarades adolescents se prenaient pour des adultes. Récupérer et bricoler ne me faisait pas peur non plus. De nombreux objets de mes collections avaient été jetés et plus rarement m’ont été donnés. Reste que là aussi, la révélation aura été Robotech bien avant la série animée sur la Cinq, mais avec les maquettes proposées par Revell et Ceji entre 1984 et 1985, issues essentiellement d’une série inédite en France qui est DOUGRAM, mais aussi du Macross, du Orguss… Et nous avions aussi des kits originaux japonais importés par Soclaine avec toujours du Macross, du Orguss, mais aussi du Mospeada, du Zamac, qui ont dû très mal se vendre car tout ça a fini en solderie vers 1987. C’est le début de ma collection de maquettes de robots japonais, qui venaient compléter mes maquettes Star Wars et Star Trek, et qui n’a jamais cessé de s’agrandir depuis. J’ai des milliers de kits, et ce que je n’ai pas pu obtenir sur des licences qui m’intéressent (Stargate SG1 par exemple), j’ai appris à les faire moi-même en scratch ou en kitbash.
C’est une de mes spécialités : la récup et la débrouillardise, et pour cela je m’inspire de ce qui a été fait par les réalisateurs de modèles de tournage de Thunderbirds, de Cosmos 1999 mais aussi de Star Wars et de Star Trek. D’où l’importance de documentations, magazines, livres, art books, ou de making of en vidéo.

Sur quels autres projets travailles-tu en ce moment ?

Les jeunes générations semblent croire que tout a débuté en l’an 2000, qu’il n’y avait rien avant Internet. Je m’emploie à rétablir la réalité d’un contexte qui échappe à ceux qui n’ont pas vécu les années 80 et 90, et même auprès de ceux qui l’ont vécu avec des yeux nostalgiques d’enfants. Je compte bien sortir des ouvrages relatant tout cela, comme je l’ai fait avec le livre co-écrit avec Gersende Bollut, Big Bang Anim’ (édition Omake books) sur aussi bien les jouets que les animes, les mangas et bien d’autres sujets. Je vais apparaître dans des documentaires en 2023 autour du « manga en France » sur au moins deux chaînes, mais je compte bien aider un ami à ressortir des documents filmés il y a 30 ans qui devraient rappeler des souvenirs aux plus vieux d’entre nous, et faire découvrir des choses aux plus jeunes.
Je continue de faire des formations, des conférences, et même des animations de séances et d’avant-premières là où on a besoin de mes connaissances et de mon expertise, en médiathèque, au cinéma, en salons et conventions tout au long de l’année.
Sinon je fais des vidéos régulièrement sur ma chaîne Youtube où je présente essentiellement des maquettes, mais aussi des jouets, des livres, des événements auxquels je suis invité. « Chez Yvan WEST LAURENCE » présente une large variété de sujets qui englobe une bonne partie de mes centres d’intérêt, et que je partage volontiers avec également des Bons Plans, des Vlogs, des conseils depuis quelques années déjà.

Merci beaucoup Yvan ! A très bientôt.

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